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DESCRIPTION:Le réseau Traces présente… \nIMAGES MIGRANTES\nRencontres cinéma et migrations \nDu 25 au 29 septembre 2019\, à LYON  \nSéances à prix libre \nwww.traces-migrations.org\nwww.facebook.com/traces.migrations\n  \n***************************************************************** \nMERCREDI 25 SEPTEMBRE  \nà 21h  \nPlace Bahadourian\, Lyon 3e \nLANCEMENT DES RENCONTRES EN PLEIN AIR \n« REGARDS CROISÉS SUR LES MIGRATIONS » \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nCarte blanche au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand \nCréé il y a près de quarante ans\, le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand est aujourd’hui la plus importante manifestation cinématographique mondiale consacrée au court métrage. Très sensible à cette thématique\, l’équipe du festival nous propose une sélection de films qui sont autant de regards différents sur les migrations. \nhttps://clermont-filmfest.org \nProgramme : \nThe Barber Shop (2017\, France\, 17 min.)\, un film de Gustavo Almenara\, Emilien Cancet\nLivrés au rasoir et aux ciseaux\, Emran\, Gadisa et Maher se font couper les cheveux ou tailler la barbe. Devant le miroir\, leurs pensées s’égarent entre souvenirs du pays et drames du voyage qui les a menés ici\, dans la Jungle de Calais. \nHome (2016\, Kosovo/RU\, 20 min.)\, un film de Daniel Mulloy\nDes milliers de femmes\, hommes et enfants se battent pour entrer en Europe tandis qu’une famille de la classe moyenne britannique prépare ses vacances. \nLaszlo (2010\, France\, 4 min.)\, un film de Nicolas Lemée\nLaszlo est un homme sans racines qui aimerait juste vivre en paix\, peu importe le lieu. \nBon Voyage (2016\, Suisse\, 21 min.)\, un film de Marc Raymond Wilkins\nJonas et Silvia sont en vacances en voilier sur la Méditerranée. Au large\, ils tombent sur une embarcation en difficulté\, avec de nombreux réfugiés à bord. Après avoir alerté les garde-côtes\, ils perdent le bateau de vue. Le lendemain matin\, ils se réveillent dans un océan de cadavres. \nEstate (2016\, Belgique/FR\, 7 min.)\, un film de Ronny Trocker\nSur une plage méditerranéenne ensoleillée\, le temps semble figé. Un homme noir\, à bout de force\, rampe péniblement pour quitter la plage. Autour de lui\, les baigneurs habituels semblent ne pas le voir. \nRetour (2017\, France\, 20 min.)\, un film de Huang Pang-Chuan\n« Mon expérience du déplacement en train est à l’origine de ce projet. Je suis toujours curieux d’observer les petites maisons à travers la fenêtre. La photographie me permet de retourner à ces endroits et de découvrir les histoires de ces habitants\, un an après. » \nEntrée gratuite\nRepli au Centre social Bonnefoi en cas de mauvais temps (5 Rue Bonnefoi\, 69003 Lyon) – Soirée organisée en partenariat avec le Centre social Bonnefoi\, à l’occasion de leur fête de rentrée. \n  \n  \n***************************************************************** \nJEUDI 26 SEPTEMBRE \nà l’Élysée \nOUVERTURE DES RENCONTRES \nsur le thème des FRONTIERES \n  \n18h – « PRODUIRE LES IMAGES ENSEMBLE »\, Film d’atelier \nÀ l’occasion des rencontres Images migrantes\, le Réseau Traces et l’association Tillandsia ont proposé à un groupe d’étudiants étrangers lyonnais et de mineurs non accompagnés résidant au Collège international Maurice Scève (squat d’habitation) de réaliser un film collectif durant l’été 2019\, accompagnés par le réalisateur Antoine Dubos. \nProjection en avant-première du film d’atelier\, en présence de l’équipe des réalisateurs et réalisatrices. \n  \n \n19h30 « AU DELÀ DES MURS »\, vernissage de l’exposition  \n« Beyond Evros Wall » de Alberto CAMPI – We Report \n« En avril 2012 je tombe par hasard sur le titre d’un article : “Arno Klarsfeld veut un mur entre la Grèce et la Turquie”. Avec le soutien du cartographe du Monde Diplomatique Philippe Rekacewicz\, le bi-mensuel LaCité et de l’Université de Genève\, mon amie géographe Cristina Del Biaggio et moi partons en Grèce afin de témoigner de ce mur aux portes de l’Europe\, pensé pour arrêter les flux migratoires. La région de l’Evros\, là où le mur a été construit\, est la première étape d’un voyage de deux mois (juin 2012 – août 2012) qui nous a amenés également à Istanbul\, Athènes et Patras. » Alberto CAMPI est photographe et photojournaliste\, basé à Grenoble\, membre du collectif de journalistes indépendants We Report. \nExposition présentée en collaboration avec la Maison de l’Image de Grenoble qui organise en novembre 2019 le Mois de la Photo autour de la thématique « Murs et frontières ». \nhttps://www.maison-image.fr \n  \n \n20h30 – « PASSER LES FRONTIÈRES »\, film documentaire \nA l’image\, à l’écran\, comment sont représentées ces frontières ? Quelles images connaissons nous des frontières\, quelles expériences traduisent-elles? Quelles représentations nous transmettent les écrans ? Qu’est-ce que cela provoque dans nos imaginaires\, collectifs\, inconscients\, individuels? Dans le film Les Sauteurs\, deux réalisateurs confient la caméra à Abou pour qu’il filme lui-même son exil\, sa traversée des frontières. Il devient ainsi sujet\, et non objet du film\, la caméra est un outil pour se définir soi-même\, un moyen de s’approprier son image. \nLes Sauteurs (2016\, Danemark\, 1h20)\nUn film de Moritz Siebert\, Estephan Wagner\, Abou Bakar Sidibé\nÀ la frontière marocaine se trouve la ville de Melilla\, une enclave espagnole entre l’Afrique et l’Europe. Sur la montagne qui la surplombe\, plus de mille migrants africains contemplent la barrière qui les sépare de « l’Eldorado ». Abou – le filmeur et le filmé – est l’un d’eux. Armé de sa petite caméra DV\, il témoigne de sa vie quotidienne et de ses nombreuses tentatives pour sauter la fameuse barrière. \nProjection en présence du collectif d’étudiants étrangers de Lyon\, du collectif Tillandsia\, et de Anne-Laure Amilhat-Szary\, professeure de géographie à l’université Grenoble-Alpes (Laboratoire Pacte)\, et membre de l’Institut universitaire de France (sous réserve). \nhttps://tillandsia-video.com \n  \n  \n***************************************************************** \nVENDREDI 27 SEPTEMBRE \nà l’Élysée  \nJournée « PRISE DE PAROLE DES PERSONNES MIGRANTES » \n  \n10h – ATELIER DE RECHERCHE « Prises de paroles\, d’images et de sons\, des « migrants » au cinéma ? » \nComment le choix d’une forme cinématographique contribue-t-il à la perception et la compréhension des parcours migratoires ? En s’appuyant sur la projection de courts-métrages ou d’extraits de films (maximum 15 minutes)\, aux pratiques\, contextes et regards différents\, nous nous interrogerons sur la place donnée aux personnes migrantes ou prise par les personnes migrantes dans le cinéma. L’objectif est de confronter les points de vue de réalisateurs et réalisatrices et celui des acteurs associatifs\, des chercheurs en sciences humaines et sociales travaillant avec l’image et/ou les migrations. \nAtelier suivi d’un repas pour poursuivre les échanges\n(merci de réserver : reseau.traces@gmail.com) \nCet atelier se déroule dans le cadre du séminaire « Image animée » du laboratoire du Centre Max Weber (CMW). \nwww.centre-max-weber.fr/Seminaire-image-animee \n  \n \n16h – « Du migrant au sujet politique. La condition des personnes à la recherche d’un refuge »\, documentaires sonores \nÊtre aux côtés de celles et ceux qui viennent d’arriver en France avec le désir de s’y installer conduit rapidement au constat que leur parole est empêchée. Elle est enserrée dans une série de contraintes qui révèlent une forte asymétrie dans nos positions : d’une part\, ceux qui parlent – parce qu’ils sont « chez eux »\, ont les codes de la socialisation\, maîtrisent la langue\, ce qui leur donne une plus grande confiance\, etc. – et\, d’autre part\, ceux qui ne parlent pas\, ou pas librement. Ainsi\, le recueil de cette parole suppose au préalable la création d’espaces protégés pour qu’elle puisse se construire progressivement\, collectivement et affranchie de l’injonction à se légitimer. Nous présentons deux initiatives qui tentent de rendre possible la prise de parole. \nManuel pour les habitants des villes : Nous sommes dans la frontière.\nDocumentaire sonore réalisé par le collectif Précipité entre 2003 et 2010\n« Foyer Emmaüs\, 355 rue des Pyrénées\, Paris. Depuis plusieurs années\, ce foyer\, comme beaucoup d’autres\, comprend une grande majorité de personnes étrangères. Nous proposons de réfléchir avec eux sur l’idée de frontière. Nous parlons d’« atelier de témoignages »\, d’« enquête » pour expliquer notre démarche. Il s’agit moins de travailler sur un thème que de créer les conditions d’un travail collectif. Plus précisément de faire émerger la possibilité d’une prise de parole à l’intérieur du lieu et de tout construire à partir de là. Ensuite\, nous verrons bien… » \nLes mots des autres\nCréation issue de l’atelier radiophonique A plus d’une voix portée par l’association Modus Operandi.\nC’est en discutant des procédures d’asile et des enjeux géopolitiques que les participants se sont interrogés sur le sens des mots. À force de vouloir trouver un sens à chaque mot\, on s’est tous perdus dans la multitude de leurs significations. Nos échanges ont d’abord révélé cette confusion\, pour montrer ensuite comment s’impose avec violence l’injonction à se justifier d’être là. Être étranger aujourd’hui c’est devoir continuellement expliquer pourquoi on est venu ; c’est parfois même devoir raconter pourquoi on est parti\, on a fui\, surtout quand on est en demande d’asile. Comme si ces informations étaient publiques. \nSéance en présence des réalisateurs et de Karine Gatelier et de Séréna Naudin\, chercheuses (respectivement à Pacte et au CRESPPA) et membres de Modus Operandi. \nhttp://blog.modop.org \n  \n \n18h – « IMAGES INTIMES »\, Film collectif \n« Prendre la parole »\, « donner la parole ». La mise en place d’ateliers de réalisation collective de films permet d’aménager des espaces de libre expression\, et notamment pour les jeunes arrivants\, celles et ceux qui sont « invisibles » ou bien assignés à des représentations caricaturales et stigmatisantes. Projection d’une expérience originale en Sicile. \nTumarankè (2018\, Italie\, 48min.)\, film collectif.\nTumaranké en bambara signifie « les voyageurs qui quittent leur pays à la recherche d’un avenir meilleur ». En Sicile\, un atelier de contes visuels invite les réfugiés mineurs non accompagnés récemment arrivés en Italie à observer la réalité qui les entoure et à se confier\, en utilisant l’outil le plus simple à leur disposition: le smartphone. Le résultat est un journal intime et surprenant\, une tranche de leur nouvelle vie en Italie. Film d’atelier accompagné par Camilla PATERNÒ et Marta TAGLIAVIA\, dans le cadre du projet Re-Future. \nProjection en présence de participants au film\, d’Alexandre Bonche\, anthropologue – réalisateur (A.P.A.S.H.E.S.) et du collectif AFRICA 50. \nhttp://apashes.free.fr/ \nhttps://africa50lyon.org/ \n  \n \n20h30 – « VOICI MON HISTOIRE\, MA LUTTE »\, films-autoportraits  \nPour cette séance\, nous proposons deux films en regard l’un de l’autre\, deux parcours de vie à la première personne. Dans ces deux films\, les cinéastes tous deux « issus de migrations » (Vietnam et Soudan) partagent leurs questionnements\, leur quête de sens alors qu’ils se retrouvent en difficultés face à l’administration française. Au-delà des récits qui s’entrecroisent\, ils abordent la question de l’identité imposée et vécue\, la quête de soi\, l’incorporation d’une nouvelle culture et pour Tuyet Pham le rapport musical\, quasi charnel à la langue. \nLa Prunelle de mes yeux (France\, 2016\, France\, 67 min.)\nUn film de Tuyet Pham\n« Un jour\, je perds ma carte d’identité. En faisant les démarches pour la renouveler\, je découvre un pan d’histoire ignoré de ma famille… Soudain\, je prends conscience du lien existant entre moi\, ma nationalité et l’histoire de la colonisation française. » \nOutside the Border Box (2019\, France\, 45 minutes)\nUn film de Nasruddin Gladeema\n« À partir de quand je peux considérer que le fait d’être ici en France est un choix qui m’appartient et donc une inscription dans un territoire que je décide? » Nasruddin Gladeema\, exilé soudanais qui\, pendant dix ans\, a voyagé dans plusieurs pays\, arrive à Grenoble en 2011. Entre son expérience de la traversée des frontières et celle de sa vie quotidienne en tant que demandeur d’asile\, il explore les nombreuses autres formes de frontières. » \nSéance en présence des cinéastes Tuyet Pham et Nasruddin Gladeema\, ainsi que de Marina Chauliac\, anthropologue IIAC et de Sarah Mekdjian\, enseignante-chercheure au département de géographie sociale de l’Université Grenoble Alpes et au laboratoire PACTE. \n  \n  \n***************************************************************** \nSAMEDI 28 SEPTEMBRE  \nà l’Élysée \nJournée « COMMENT RACONTER LES MIGRATIONS » \n  \n \n11h – « IMAGES CLANDESTINES » \nEn France\, certaines images sont encore interdites\, non plus par la censure comme au temps du film « Octobre à Paris » mais par l’interdiction de filmer certains lieux. C’est le cas des Centres de Rétention Administrative et des zones d’attente d’étrangers en vue de leur expulsion. Pourtant\, des films sont réalisés malgré tout. Que nous racontent-ils ? \nOctobre à Paris (France\, 1962\, 70 min.)\, un film de Jacques Panijel\nLe 17 octobre 1961\, 30 000 Algériens manifestent pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu discriminatoire qui leur est imposé et réclamer l’indépendance de l’Algérie. Sous l’autorité du préfet de Police\, la manifestation est durement réprimée. Les historiens évoquent onze mille arrestations\, des dizaines d’assassinats\, des manifestants jetés dans la Seine\, des centaines d’expulsions et autant de plaintes restées sans suite ; pour une nuit qui allait devenir un point aveugle du Récit national. Dès le lendemain de la manifestation\, Jacques Panijel\, commence le tournage de Octobre à Paris composé de captations documentaires\, d’interviews de manifestants et de reconstitutions. \nBorder (France\, 2004\, 27 min.)\, un film de Laura Waddington\nEn 2002\, Laura Waddington a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix-Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et irakiens qui essayaient de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. \nProjection en présence d’Antoine Dubos\, réalisateur\, et de Marc André\, Maître de conférences en histoire contemporaine\, Université de Rouen (Laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes – LARHRA) (sous réserve). \n  \n \n15h – « RÉCITS D’EXIL\, DES TRAVAILLEURS IMMIGRÉS » \nLa quête de travail a toujours été une raison de migrer\, aussi bien pour les Français ruraux qui montaient à Paris\, que pour les travailleurs et travailleuses étranger.es qui sont venu.es participer au développement de l’industrie française après guerre. Beaucoup d’entre elles et d’entre eux ont passé une grande partie de leur vie en France\, où ils se sont parfois installés. Quelles ont été leurs conditions de vie\, leur arrivée en France\, leur accueil en entreprise\, leur habitat ? Qu’est ce que leur vie en exil ? Nous avons choisi de montrer un film réalisé par un cinéaste Sri lankais lui même en exil en France. \nLe chant doux amer des hirondelles (2018\, France\, 69 min.)\nUn film de Indika Udugampola\nArrivé(e)s dans les années 60/70\, ils\, elles nous parlent de ce temps où Oyonnax\, pour répondre aux besoins d’une industrie en plein développement\, accueillait sans compter ces hommes et femmes venu(e)s d’Espagne du Portugal d’Algérie ou du Maroc… Emigré(e)s-immigré(e)s qui contribuèrent à faire de la petite bourgade d’Oyonnax\, le plus grand pôle de plasturgie de notre pays. \nProjection en présence du réalisateur\, Indika Udugampola\, de Samia Abbou\, du Service Médiation Intégration (SMI) du Pôle Action Sociale d’ALFA3A\, et de Bruno Guichard\, revue Écarts d’identité. \nwww.alfa3a.org \n  \n  \n \n17h30 – « LA MÉTAPHORE DE L’ILE » \nComment raconter les migrations ? Dans cette séance nous proposons deux films dont les récits sont recentrés sur deux lieux : une barque (pour le film « Koropa »)\, et un appartement (pour le film « L’escale »). Comme un huis-clos\, ce choix d’un lieu central sert de métaphore à la question des frontières décentralisées\, comme une île dans le parcours des migrations. \nKoropa (2016\, France\, 19 min.)\, un film de Laura Henno\nDans la nuit noire\, au large de l’archipel des Comores\, Patron apprend à devenir «Commandant». D’ici peu\, il emmènera en vedette ses premiers voyageurs clandestins vers Mayotte. \nL’Escale (2013\, France/Suisse\, 1h40)\, un film de Kaveh Bakhtiari\nÀ Athènes\, le modeste appartement d’Amir\, un immigré iranien\, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui\, comme lui\, ont fait le choix de quitter leur pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale\, tous espèrent rejoindre d’autres pays occidentaux. Ils se retrouvent donc coincés là\, chez Amir\, dans l’attente de papiers\, de contacts et du passeur à qui ils confieront peut-être leur destin… \nEn présence d’Antoine Dubos\, réalisateur\, et de Cristina Del Biaggio\, géographe\, maîtresse de conférences (Laboratoire Pacte). \n  \n  \n \n21h – « L’ÉTRANGER\, DANS L’HISTOIRE DU CINÉMA POPULAIRE FRANÇAIS » \nLe thème des migrations connait un intérêt grandissant auprès des réalisateurs dans la seconde moitié du XXe siècle et va s’intensifiant après 1968. Dès lors\, en fonction de l’actualité (géo)politique\, de la personnalité et du parcours du cinéaste\, l’évocation de ce sujet de société par le 7e art prend des formes très différentes: comédie\, drame\, aventure\, chronique sociale etc. Au nombre des personnages représentatifs\, on trouve aussi bien le «migrant clandestin » passeur de frontière\, que le «travailleur immigré» soumis à de dures conditions de vie et d’embauche auquel va succéder\, à partir de 1980\, le «jeune délinquant» des quartiers populaires. Dans ces oeuvres de fiction il arrive que la caméra pénètre l’intimité des personnages\, leurs souvenirs\, porteurs de douleurs et d’espoirs. Nous proposons un film emblématique de la période des « Trente glorieuses »\, ainsi qu’une sélection d’extraits de films de différentes époques\, représentatifs de tel ou tel aspect de la question migratoire. \nDupont Lajoie (1975\, France\, 1h40)\, un film de Yves Boisset\nUn cafetier parisien passe ses vacances dans un camping du Midi\, à proximité d’un chantier où travaillent des immigrés. Ce film dénonce le racisme ordinaire et la lâcheté qui\, associés\, peuvent aboutir au meurtre. \nProjection en présence de Yvan Gastaut\, historien\, maître de conférences à l’université de Nice Sophia-Antipolis (laboratoire Urmis) et de Philippe Hanus\, historien\, coordinateur de l’ethnopôle « migrations\, frontières\, mémoires » au CPA Valence. \nwww.le-cpa.com \n  \n  \n***************************************************************** \nDIMANCHE 29 SEPTEMBRE  \nà l’Élysée  \nJournée « TROUVER PLACE » \n« TROUVER PLACE » : ainsi avons-nous nommé cette journée dédiée à la question de l’accueil. S’il revient aux pouvoirs publics de mettre en place des « politiques d’accueil »\, les personnes migrantes tentent de « trouver (leur) place » dans une société plus ou moins hospitalière: un lieu pour dormir et manger d’abord\, puis une existence sociale pour vivre dignement et réussir à s’intégrer. \nFaire un choix dans la multitude des films traitant de l’accueil était difficile. C’est un sujet abordé depuis longtemps dans le cinéma (cf. « L’émigrant »\, de Charlie Chaplin 1917) tant le fait migratoire est constitutif des sociétés humaines. Nous avons choisi trois films qui nous semblent être le reflet de la situation actuelle\, où l’accueil des réfugiés se joue entre l’État et la société civile\, entre l’action politique et la mobilisation citoyenne\, entre les lois et les principes des droits de l’homme. \nProjections en présence des réalisateurs et réalisatrices des films\, du collectif RESF 63\, d’Olivier Chavanon\, sociologue (Laboratoire LLSETI)\, Philippe Hanus\, historien\, coordinateur de l’ethnopôle « migrations\, frontières\, mémoires » au CPA Valence\, de Yasmine Bouagga\, socio-anthropologue\, chargée de recherche CNRS (laboratoire Triangle) et de Élise Roche\, sociologue\, maîtresse de conférence à l’INSA (laboratoire Triangle) (sous réserve). \n  \n \n11h – « AUX FRONTIÈRES DE L’ADMINISTRATION FRANÇAISE »  \nParis Stalingrad (2019\, France\, 1h28)\nUn film de Hind Meddeb\, Thim Naccache\nCe film est un portrait de Paris vu par Souleymane\, 18 ans\, réfugié du Darfour. Arrivé en France après un périple traumatisant de cinq longues années\, la « ville lumière » dont il avait rêvé\, loin de répondre à ses attentes\, lui inflige de nouvelles épreuves. À la dureté des situations\, répond sa poésie douce-amère. En suivant Souleymane\, le film retrace le parcours des migrants dans Paris : les campements de rue\, les interminables files d’attente devant les administrations\, les descentes de police et la mobilisation des habitants du quartier pour venir en aide aux réfugiés. La caméra témoigne d’une métamorphose d’une ville et nous montre l’émergence de nouvelles frontières intérieures: des kilomètres de grillages pour rendre inaccessibles les allées sous le pont du métro aérien\, des pierres pour empêcher les migrants de s’allonger\, des rondes de vigiles pour les déloger. \nProjection suivie d’un repas pour poursuivre les échanges\n(merci de réserver) \n  \n  \n \n14h – « L’ACCUEIL CITOYEN » \nDéplacer les montagnes (2019\, France\, 1h20)\nUn film de Lætitia Cuvelier\, Isabelle Mahenc\n« Dans nos montagnes\, là où nous avons choisi de vivre\, nous voyions des espaces de liberté\, des cols\, des passages et des invitations au voyage. Nous avons vu une frontière se dessiner\, de la violence contre les personnes exilées\, des drames et des élans de solidarité. Nous avons vu des portes s’ouvrir\, des liens se nouer à la croisée de ces chemins d’exil et d’hospitalité. Nous avons eu envie de faire raconter cette aventure par ceux qui arrivent et celles et ceux qui accueillent. Parce que cette histoire de rencontres dit quelque chose de nous et du monde dans lequel nous vivons. » \n  \n  \n \n16h00 – « ENFERMEMENT ET EXPULSIONS » \nVol spécial (2012\, Suisse\, 1h40)\nUn film de Fernand Melgar\nAu centre de détention administrative de Frambois\, des hommes sont emprisonnés dans l’attente d’un renvoi du territoire helvétique. Leur demande d’asile a échoué\, ils sont sommés de repartir après\, pour certains\, avoir passé plusieurs années en Suisse\, travaillé\, payé des impôts\, fondé une famille. Si leur incarcération peut durer jusqu’à 18 mois\, l’annonce du renvoi intervient quant à elle sans crier gare\, et sa mise à exécution est imminente. Dans ce huis-clos carcéral\, la tension monte au fil des jours. D’un côté des gardiens pétris de valeurs humanistes\, de l’autre des hommes en bout de course\, vaincus par la peur et le stress. Se nouent alors des rapports d’amitié et de haine\, de respect et de révolte jusqu’à l’annonce de l’expulsion vécue comme un coup de poignard. Cette relation s’achève la plupart du temps dans la détresse et l’humiliation. Ceux qui refusent de partir seront menottés\, ligotés et installés de force dans un avion. Dans cette situation extrême le désespoir a un nom : vol spécial. \n  \n  \n \n18h30 – « LÉGALISATION DES TRAVAILLEURS SANS PAPIER (DIX ANS APRÈS) » \nSi l’actualité insiste aujourd’hui davantage sur les personnes en situation de migration\, elle a tendance à garder dans l’ombre les travailleurs et travailleuses sans papiers. Pourtant\, présent·e·s depuis de longues années ils et elles travaillent dans de nombreux secteurs précaires (nettoyage\, hôtellerie\, restauration\, etc.)\, constituant ainsi une « main d’œuvre privilégiée » pour les employeurs en marge du droit. Relégué·e·s dans ces secteurs disqualifiés\, ils/elles sont maintenu·e·s dans des situations irrégulières de séjour. Pourtant peu enclines à se mobiliser en raison de leurs précarités juridiques et sociales\, ces populations « sans-papières » s’organisent pour revendiquer leurs droits. Pour échanger à ce propos nous invitons Lucie Tourette qui 10 ans après la réalisation de son film On vient pour la visite\, a écrit en 2018 un article pour le Monde diplomatique interrogeant le devenir des travailleurs sans papiers qu’elle a filmés en 2009. \nOn vient pour la visite – La Grève des sans-papiers intérimaires\, 2009-2010 (2012\, France\, 58 minutes)\, un film de Lucie Tourette\nEn 2009\, plus de 6 000 travailleurs sans papiers se mettent en grève pour demander leur régularisation. Parmi eux\, 1 400 intérimaires sont les acteurs de la première grève massive et coordonnée de ce secteur d’activité. C’est un moment historique pour la lutte des sans-papiers comme pour la lutte syndicale. « On vient pour la visite » montre l’organisation interne de la grève\, les débats quotidiens\, la façon dont les décisions se prennent\, les hésitations rencontrées aussi bien que les certitudes gagnées. \nSéance en présence de la réalisatrice Lucie Tourette\, d’Étienne Deschamps\, juriste et syndicaliste à la CNT-Solidarité Ouvrière à Paris qui a suivi cette grève en tant que militant en 2008/2009\, et de Saphia Doumenc\, Doctorante en sciences politiques à l’Université Lumière Lyon-2 ((laboratoire Triangle) et Lison Leneveler\, doctorante en droit public\, au Centre de recherches juridiques Grenoble Alpes\, impliquées au RIZE. \nwww.lerize.villeurbanne.fr \n  \n  \n \n20h30 – SOIRÉE DE CLÔTURE DES RENCONTRES \nLe festival Images migrantes se clôture avec ce voyage musical du réalisateur néerlandais Johan van der Keuken sur les traces laissées par les fanfares européennes au Népal\, au Surinam\, en Indonésie et au Ghana. Fidèle à une approche critique vis-à-vis d’un cinéma qui se prétendrait représentatif du réel\, Van der Keuken signe ici une expérimentation documentaire d’une grande originalité\, à la croisée du film ethnographique et de l’improvisation musicale. Les instruments à vents y sont les personnages principaux de récits de détournement du joug colonial\, mais aussi des ambivalences des processus de réappropriation culturelle en situation de domination passée ou présente. \nCuivres débridés – À la rencontre du swing (1993\, Pays-Bas\, 1h46)\nUn film de Johan Van der Keuken\nLes instruments à vent sont venus d’Europe\, avec les armées\, les marchands et les églises pour se répandre dans le monde entier. Ils ont conquis les terres\, asservi les peuples. Face aux tam-tams\, ils ont loué le Dieu unique. Mais les peuples se sont libérés. Ils se sont détachés de leur passé colonial pour retrouver leurs propres rythmes. « Van der Keuken a promené sa caméra au Népal\, au Surinam\, dans la péninsule de Minahassa\, au Ghana pour capter les mutations étranges que les cultures locales ont exercé sur les flonflons des bonnes vieilles fanfares coloniales… » (The Times) \nIntroduction et échanges orchestrés par Nicolas Prévot (sous réserve)\, maître de conférence en ethnomusicologie à l’Université de Paris Nanterre\, et Laura Jouve-Villard\, chargée de la recherche au CMTRA et doctorante en musique à l’EHESS. \nwww.cmtra.org \n  \n  \n***************************************************************** \nINFORMATIONS PRATIQUES\n  \nEntrée aux séances à Prix libre\nAdresse : L’Élysée\, 14 rue Basse Combalot 69007 LYON\nAncien cinéma du quartier Guillotière créé en 1914\, aujourd’hui lieu d’expérimentation théâtrale. https://lelysee.com/ \nBar et petite restauration prévue sur place durant les rencontres.\nEspace librairie proposée en collaboration avec la librairie TERRE DES LIVRES \net  stands associatifs. \n  \nINFORMATIONS : Réseau TRACES Histoire\, mémoires et actualité des migrations en Auvergne-Rhône-Alpes / reseau.traces@gmail.com / 07.77.85.34.17\nCoordination : Sébastien ESCANDE. \nDessin affiche :  Gaelle Loth\, d’après le film « Les sauteurs »\,\nGraphisme : Nathalie Lothier. \nLes rencontres IMAGES MIGRANTES sont organisées grâce au soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes (services Ethnologie et Action Culturelle)\, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes\, de la Ville de Lyon et du Grand Lyon. \nNous remercions tous les structures et partenaires du réseau TRACES impliqués dans l’organisation\, ainsi que tous les intervenant.es et cinéastes qui seront présent.es. \n\nwww.traces-migrations.org\n  \nwww.facebook.com/traces.migrations
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